Peut-on concevoir des grandes vacances dignes de ce nom sans le secours de Marcel Pagnol ? « La Gloire de mon père », c'est le livre de poche qu'on dévore, reclus dans sa chambre, en plein mois de juillet. Et tant pis pour les autorités familiales dont les voix lointaines invitent à profiter du soleil qui vient, enfin, de faire une apparition sur la Basse-Normandie. Qu'ils aillent au diable. Passé les premières lignes («Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers... »), on préfère « la rumeur cuivrée des cigales». Ici, au moins, elles grésillent à chaque ligne tandis qu'on respire «l'odeur inconnue» du thym entre deux « orgies de gomme d'amandier ». ''Nouvel Obs''

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